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Fibromes

Parler du fibrome utérin : comment aider votre médecin à vous aider

Woman writing in diary

Rien que l’idée d’aborder des sujets intimes avec un parfait inconnu suffit à faire rougir la plupart d’entre nous. Rien d’étonnant, alors, à ce que tant de femmes souffrent en silence de la présence de fibromes, ces tumeurs bénignes qui peuvent se développer dans la paroi utérine ou sur la surface de l’utérus. Une étude publiée dans le Journal of Women’s Health1 a montré que les femmes pouvaient repousser le moment d’aller consulter un médecin pendant des années. Avec trois femmes sur quatre affectées par des fibromes, à différents stades de développement2, le nombre de femmes endurant des règles abondantes et douloureuses est de plus en plus préoccupant (sans parler des autres symptômes éprouvants comme la constipation, les ballonnements, les douleurs pendant les rapports et l’envie fréquente d’uriner). Si vous ressentez l’un de ces symptômes, n’hésitez pas à en parler à votre médecin. Si ceci ne s’avérait pas être un fibrome utérin, cela permettrait d’écarter d’autres maladies (tout changement relatif à vos règles, vos selles ou vos mictions doit toujours faire l’objet d’une consultation). S’il s’agit d’un fibrome utérin, les symptômes du fibrome utérin peuvent être traités. Voici quelques conseils pour optimiser votre visite chez le médecin :

1 Tenir un journal de bord
Il est important de communiquer à votre médecin le plus d’informations possibles sur vos règles. Consignez les changements physiques que vous constatez et les effets qu’ils ont sur vous tout au long du mois. Notez vos symptômes dans votre agenda ou, si vous avez un smartphone, téléchargez l’une des nombreuses applications gratuites de suivi des symptômes. Indiquez si vos saignements sont abondants et combien de temps ils durent, la date de vos dernières règles, ainsi que les autres symptômes comme les ballonnements, les douleurs abdominales, les changements relatifs aux selles et aux mictions, votre niveau d’énergie et votre humeur. Plus vous pourrez fournir d’informations à votre médecin sur vos symptômes et sur leurs effets, plus il lui sera facile de poser un diagnostic.

2 Connaître le jargon

Si le fait de parler de vos règles ou de vos habitudes de selles et miction vous laisse sans voix, il vous serait peut-être utile de connaître les termes médicaux que les médecins emploient. « Ménorragie », par exemple, (lorsque les règles sont si abondantes qu’une protection hygiénique normale ne suffit pas à stopper les fuites) et « caillots » (présence de sang coagulé dans les règles). D’autres expressions peuvent vous être utiles, notamment : « constipation » (lorsque vous n’allez pas à la selle aussi souvent que la normale), « fréquence urinaire » (qui signifie que vous avez constamment envie d’uriner), « douleur pelvienne » (sensibilité au niveau du ventre) et « ballonnement » (sensation d’être enceinte lorsque votre jean est tendu au niveau de la braguette).

3 Faire des recherches

À l’ère de l’information, les médecins ont pris l’habitude de voir des patients arriver avec des documents imprimés sur Internet. S’il paraît exagéré d’inonder votre médecin des recherches que vous avez effectuées, quelques pages provenant d’un site réputé, ou une brochure sur les fibromes, peuvent aider à engager la conversation. Cela envoie également un signal clair à votre médecin : vous ne vous contenterez pas d’une simple discussion sur vos « problèmes de femmes » et n’accepterez pas de vous entendre dire de faire avec !

 4 Connaître les options

Plus vous en saurez sur les traitements disponibles, plus il vous sera facile de discuter avec votre médecin de la meilleure marche à suivre. À l’heure actuelle, les traitements des fibromes utérins sont nombreux (destruction au laser de la paroi de l’utérus, ablation complète de l’utérus), mais il existe aussi un certain nombre d’options moins radicales, notamment des traitements médicaux visant à diminuer la taille des fibromes et/ou à contrôler les saignements, à supprimer totalement les cycles menstruels ou encore à soulager la douleur.

 5 Demander un deuxième avis

Si votre médecin est indifférent à votre problème, cherchez-en un autre. Les fibromes ne mettent peut-être pas votre vie en danger, mais les témoignages montrent qu’ils peuvent avoir de fortes répercussions sur la vie des femmes, tant sur le plan physique que psychologique. Changements d’humeur, perturbations dans votre vie quotidienne voire dans vos perspectives d’emploi, les conséquences peuvent être lourdes. Alors prenez rendez-vous avec un autre médecin pour obtenir un deuxième avis et ne vous découragez pas tant que vous n’avez pas trouvé le traitement qui vous convient.

1 The Burden of Uterine Fibroids for African-American Women: Results of a National Survey. Elizabeth A. Stewart, Wanda K. Nicholson, Linda Bradley, and Bijan J. Borah. Journal of Women’s Health. October 2013, 22(10): 807-816. doi:10.1089/jwh.2013.4334.
2 Reference: www.mayoclinic.org/diseases-conditions/uterine-fibroids/basics/definition/con-20037901

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