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Fibromes

Les fibromes utérins : un problème de santé grave chez les femmes d’origine africaine

Le spécialiste M. Akobundu Nnochiri explique

Les fibromes utérins constituent un problème de santé grave chez les femmes d’origine africaine. Les statistiques montrent qu’environ 40 femmes sur 100 développeront un jour des fibromes[i], mais chez les femmes afro-caribéennes, ils sont deux à trois fois plus fréquents et ont également tendance à être plus étendus et plus nombreux.[ii]

Près d’une femme sur trois qui présente des fibromes manifeste des symptômes qui peuvent sérieusement affecter la qualité de vie.[iii] [iv] Les symptômes peuvent comprendre des règles abondantes, longues et douloureuses, des saignements entre les menstruations, une sensation d’être « remplie » dans le bas du ventre, de la douleur et de l’inconfort pendant les rapports sexuels, des difficultés pour devenir enceinte et des fausses-couches.i

Mr Akobundu Nnochiri Les fibromes utérins sont des excroissances bénignes (non cancéreuses) fréquentes chez les femmes âgées de 30 à 50 ans mais qui peuvent tout aussi bien se développer chez des femmes plus jeunes ou plus âgées.1 Les causes exactes sont inconnues mais les fibromes et leur taux de croissance sont associés à l’hormone œstrogène.i

Plus fréquent et plus gros

Les raisons pour lesquelles les fibromes tendent à être plus fréquents chez les femmes afro-caribéennes ne sont pas clairement définies non plus, même si des études sont actuellement en cours en la matière.

L’obstétricien et gynécologue M. Akobundu Nnochiri, spécialisé dans le traitement des fibromes chez les femmes afro-caribéennes, explique : « Les fibromes constituent un réel problème pour de nombreuses femmes noires. Ils sont plus fréquents et tendent aussi à être plus gros chez ces femmes. Les raisons précises de cet état ne sont pas connu mais il a été suggéré que cela pourrait être lié à l’âge auquel les femmes afro-caribéennes commencent leur menstruation. Les règles débutent en effet plus tôt chez les femmes noires. »

Le traitement des fibromes est différent d’une femme à une autre. Il est fonction de l’âge, de la gravité des symptômes, de la taille, du nombre et de l’emplacement exact des fibromes et il faut tenir compte aussi du fait que des femmes puissent vouloir être enceintes à l’avenir.

Les traitements comprennent des médicaments comme ceux qui visent à réduire les saignements et des comprimés qui rétrécissent les fibromes et réduisent les saignements avant une intervention chirurgicale. Pour traiter les fibromes, on peut également avoir recours à des opérations et des procédures non chirurgicales. Il peut s’agir d’interventions pour réduire et extraire les fibromes ou encore de l’ablation de l’utérus.

L’importance d’un diagnostic précoce

Il est important de poser un diagnostic précoce car, en l’absence de prise en charge, ils peuvent être plus difficiles à traiter. Les recherches montrent qu’il peut falloir plusieurs années avant qu’une femme ne reçoive un bon diagnostic : elles attendent souvent jusqu’à cinq ans avant de parler de leurs symptômes à un médecin.iv

Et comme de plus en plus de femmes choisissent d’avoir des enfants à un âge plus avancé[vi], les fibromes peuvent constituer un problème car ils tendent à se développer à mesure que les femmes vieillissent mais ils peuvent aussi affecter la fécondité. Il est dès lors essentiel que les femmes consultent leur médecin : un diagnostic précoce est vital si elles veulent fonder une famille à l’âge de 30 ou 40 ans.

Nnochiri, spécialiste au Barking, Havering and Redbridge University Hospitals NHS Trust d’ajouter : « Les femmes que je rencontre viennent souvent me voir à un stade bien avancé, quand les fibromes sont déjà gros et difficiles à extraire. De même, pour des raisons d’ordre culturel, de nombreuses femmes ne veulent pas subir d’hystérectomie et laissent les fibromes, ce qui favorise leur croissance en nombre et en taille. »

Options thérapeutiques

« Il existe de très nombreuses options thérapeutiques pour les femmes et une intervention chirurgicale majeure n’est pas toujours requise. De nombreux médicaments sont aujourd’hui disponibles qui permettent de réduire la taille des fibromes afin de pouvoir les extraire par des interventions moins invasives. »

« Si vous souffrez de douleurs et avez des règles abondantes et que vous suspectez que quelque chose ne va pas bien, consultez votre médecin et passez une échographie car plus tôt les fibromes sont diagnostiqués plus ils sont faciles à traiter. »

[i] NHS Choices 1, Fibroids, at: http://www.nhs.uk/conditions/Fibroids/Pages/Introduction.aspx (accessed January, 2015)

[ii] BFT British Fibroid Trust, What is Fibroid?, http://www.britishfibroidtrust.org.uk/whatis.php (accessed January, 2015)

[iii] Spies B., et al. The UFS-QOL, a New Disease-Specific Symptom and Health-Related Quality of Life Questionnaire for Leiomyomata, The American College of Obstetricians and Gynecologists, 2002; 99 (2): 290-300

[iv] Downes E., et al. The burden of uterine fibroids in five European countries. European Journal of Obstetrics & Gynaecology and Reproductive Biology. 2010; 152(1): 96-102

[v] Fibroidsconnect.com est entièrement développé et financé par Gedeon Richter

[vi] Office for National Statistics. Live Births in England and Wales by Characteristics of Mother 1, 2012 http://www.ons.gov.uk/ons/rel/vsob1/characteristics-of-Mother-1–england-and-wales/2012/sb-characteristics-of-mother-1–2012.html#tab-Timing-of-childbearing (accessed January, 2015)

 

UK/GYN/0115/0006a         Mar 2015

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